OCTOBRE 2008 -Le Réseau des ingénieurs du Québec (RéseauIQ) salue l'entente signée entre le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, et le président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, sur la reconnaissance des qualifications professionnelles.
Le RéseauIQ estime que la reconnaissance des qualifications entre la France et le Québec est un pas important pour la mobilité de la main-d'oeuvre, notamment en ingénierie, mais souligne que les travailleurs qui en bénéficieront devront aussi relever les défis de l'intégration au sein de leur société d'accueil : "Nous sommes conscients que cette entente historique favorisera l'acquisition plus rapide d'un permis afin qu'ils exercent leur profession réglementée sur un autre territoire. Cependant, au-delà de la reconnaissance des qualifications professionnelles, se cache une réalité toute aussi sérieuse qui est celle de l'intégration socioprofessionnelle des ingénieurs étrangers voulant travailler au Québec", affirme le président du Réseau des ingénieurs du Québec, M. Etienne Couture.
"Pour le RéseauIQ, l'obtention d'un permis de pratique accordé par l'ordre professionnel à un ingénieur immigrant favorise surtout ceux qui viennent combler un poste à court terme, mais ne représente qu'une première étape pour ceux qui souhaitent vraiment s'installer ici. L'intégration, c'est plus que d'obtenir un permis", poursuit le président.
M. Couture mentionne également que l'intégration socioprofessionnelle doit être concrète et qu'elle réponde aux véritables enjeux posés par la réalité du marché de l'emploi en génie, notamment l'acquisition d'une expérience de travail en sol québécois. A ce chapitre, le RéseauIQ propose quelques mesures concrètes afin d'aider autant les immigrants que les employeurs d'ici :
- Subventionner un programme de stage en entreprises permettant l'acquisition d'une expérience de travail en génie au Québec.
- S'assurer d'une diffusion des besoins précis du marché québécois auprès des ingénieurs souhaitant immigrer.
- Fournir une aide pratique aux employeurs d'ici afin de mieux les préparer à intégrer les ingénieurs diplômés de l'étranger.
Le RéseauIQ est par ailleurs très préoccupé par le haut taux de chômage auquel font face les ingénieurs immigrants : "Les ingénieurs diplômés en France accusent un taux de chômage de 5 % au Québec et de 6,7 % pour les juniors. De façon plus globale, le taux de chômage se situe à 12,9 % chez les ingénieurs juniors diplômés hors du Canada et des Etats-Unis, comparativement à 3,4 % pour les juniors diplômés ici. Face à cette situation, il est clair que l'intégration représente la clé pour que nous puissions contribuer à combler la forte demande occasionnée par les nombreux projets, les effets de la mondialisation et les départs à la retraite", précise M. Couture.
Le Réseau des ingénieurs du Québec est un organisme à but non lucratif qui représente les quelque 56 000 ingénieurs répartis dans tout le Québec et dont la mission est de servir leurs intérêts communs. A cette fin, le Réseau en fait la promotion publique et offre aux ingénieurs et aux étudiants en génie des services liés à la carrière et des avantages commerciaux.
SOURCE : (CNW Telbec/ - Le Réseau des ingénieurs du Québec/ Immigration Québec)
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