La conjoncture économique freine les augmentations salariales de certains employés canadiens, selon un sondage de Hewitt - Plus d'un tiers des employeurs révisent leur budget d'augmentations salariales


La situation économique actuelle pousse de nombreux employeurs canadiens à revoir à la baisse leur budget d'augmentations salariales, établi il y a quelques mois à peine, révèle un sondage de Hewitt & Associés. La tendance à la baisse se dessine un peu partout au pays, y compris en Alberta, où le marché de l'emploi est des plus concurrentiels.

Les résultats du sondage en ligne mené par Hewitt en octobre 2008 indiquent que 36 pour cent des 411 entreprises participantes réduiront leur budget d'augmentations salariales initialement établi pour 2009. Ces organisations avaient prévu consentir une hausse de salaire moyenne de 3,8 pour cent l'an prochain. Elles ont maintenant rajusté l'augmentation prévue d'un point de pourcentage, pour la ramener à 2,8 pour cent.

C'est en Colombie-Britannique et au Québec que les augmentations salariales seront rajustées de la façon la plus marquée par rapport à la moyenne nationale. Alors que les répondants de la côte ouest envisageaient d'augmenter les salaires de 3,63 pour cent en moyenne en 2009, cette prévision a été ramenée à 2,25 pour cent. Au Québec, l'augmentation moyenne prévue est passée de 3,5 pour cent à 2,2 pour cent.

Les hausses salariales budgetées pour les employés en Alberta suivent cette même courbe descendante. Plus tôt cette année, les employeurs prévoyaient y offrir une augmentation moyenne de 5,13 pour cent en 2009; aujourd'hui, ils ont rajusté cette augmentation à 3,96 pour cent.

"On évalue encore qu'en 2009, les augmentations salariales en Alberta seront bien plus élevées que la moyenne nationale, commente Jeff Vathje, conseiller principal en rémunération auprès de Hewitt à Calgary. Les employeurs en Alberta n'agissent pas de façon irréfléchie : ils savent pertinemment qu'ils doivent continuer à offrir des salaires concurrentiels pour attirer des employés et les retenir dans un marché du travail qui demeure serré."

En Ontario, par contre, les employeurs qui envisagent de rogner l'augmentation initialement prévue feront un rajustement inférieur à la moyenne nationale, ramenant la hausse salariale moyenne de 3,54 pour cent à 2,69 pour cent. "Cette baisse moins marquée est probablement attribuable au fait qu'en Ontario, les entreprises ont subi d'autres ralentissements avant la présente crise et qu'elles avaient déjà rajusté leurs prévisions en conséquence."

Près de trois quarts des répondants qui envisagent des augmentations salariales plus modestes au cours de la prochaine année ont justifié cette réduction par la situation économique globale. Les autres entreprises ont cité leur propre situation économique ou encore, celle de leur industrie.

Hewitt a mené une enquête semblable aux Etats-Unis et a découvert que 2 pour cent des employeurs révisent aussi leurs prévisions d'augmentations salariales pour 2009. Les hausses salariales prévues y sont passées de 4,1 pour cent à 3,1 pour cent en moyenne.
 

"Il est important de souligner que la majorité des employeurs canadiens n'ont pas l'intention de déroger de leurs prévisions initiales, ajoute Jeff Vathje. De plus, les résultats de l'Enquête de Hewitt sur les augmentations de salaire en 2008-2009 indiquent que 86 pour cent des employeurs canadiens ont des programmes de rémunération variable. Cela signifie que les employés les plus performants pourront encore être très bien rémunérés en 2009."

(SOURCE : CNW Telbec/ Hewitt)