Le nouveau rapport du Conseil sectoriel de l’électricité révèle l’imminence de la pénurie de travailleurs qui pourrait affecter la capacité de l’industrie à répondre à la croissance de la demande canadienne d’électricité


25 novembre 2008—Ottawa, Ontario – Le Conseil sectoriel de l’électricité (CSÉ) publie son rapport 2008 sur la planification de la main-d’oeuvre, « Énergiser l’avenir », qui révèle que la grave pénurie d’ingénieurs et de gens de métiers aura des conséquences importantes sur la fourniture d’électricité au Canada. L’industrie de l’électricité subira un déficit immédiat de 1 300 postes pour chacune des trois prochaines années, et devra remplacer environ 20 pour cent des postes de l’industrie, soit quelque 25 000 personnes, au cours des six prochaines années, si elle veut répondre aux demandes canadiennes d’énergie en augmentation d’un pour cent par année.

« L’industrie de l’électricité est une industrie qui se distingue des autres par ses exigences en éducation et formation » a dit Catherine Cottingham, Présidente et Chef de la direction du Conseil sectoriel de l’électricité. « Nos emplois exigent au minimum un diplôme d’études secondaires ou d’avoir achevé un apprentissage de quatre ans, et la grande majorité des postes de l’industrie de l’électricité exigent une éducation postsecondaire. Cela veut dire que l’industrie doit résorber à temps ces pénuries par le biais des établissements d’enseignement canadiens et par le biais de l’immigration, nous devons agir dès maintenant. Le CSÉ rassemble activement des représentants du gouvernement, des entreprises, des syndicats et de l’enseignement pour résoudre cette pénurie de manière que notre industrie puisse continuer à électrifier l’économie, les familles et les entreprises grâce à la disponibilité d’une source d’énergie stable et fiable au cours des prochaines années ».


L’éducation : clé de la croissance de l’offre de main-d’oeuvre

L’industrie de l’électricité offre à ses travailleurs la sécurité d’emploi, la rémunération concurrentielle et bénéficie ainsi d’excellents taux de rétention. Toutefois, l’offre de jeunes travailleurs formés est en baisse et le secteur de l’électricité doit faire face à la concurrence croissante en matière de recrutement d’autres industries qui éprouvent les mêmes difficultés démographiques de main-d’oeuvre. Le rapport concluait que les effectifs étudiants des programmes de génie électrique ont diminué de 10 pour cent entre 2003 et 2005, toutes les provinces, à l’exception de la Colombie-Britannique, font état de réductions. Signe encourageant, les inscriptions aux programmes de formation en apprentissage en électricité ont augmenté de six pour cent au cours de la période 2003-2005.

Le CSÉ poursuit sa collaboration avec l’industrie, les employeurs et les établissements d’enseignement d’attirer les diplômés de programmes touchant l’électricité vers l’industrie par le biais de projets tels que « L’électricité comme premier emploi ».


Pour juguler la vague de départs à la retraite : la planification de la relève

Les départs à la retraite posent un problème immédiat à la stabilité des ressources humaines de l’industrie de l’électricité. Le CSÉ projette un taux annuel de départs à la retraite de 6,2 pour cent d’ici à 2012, et le rapport conclut que 28,8 pour cent de la main-d’oeuvre actuelle de l’électricité devrait se prévaloir de la retraite au cours des quatre prochaines années. La transmission d’électricité éprouvera les plus grandes difficultés du fait d’une augmentation des départs à la retraite supérieure à 750 pour cent en 2009 et à 900 pour cent d’ici à l’année 2012.

La gamme de projets de perfectionnement de la main-d’oeuvre veut atténuer la perte de main-d’oeuvre par l’identification des pratiques exemplaires au Canada et à travers le monde, et en élaborant des outils en ligne propres au secteur tels que des modèles et des processus de planification de la relève visant à aider les organisations à se préparer en vue de cette évolution radicale de la main-d’oeuvre.

Reconnaissance des compétences des travailleurs formés à l’étranger et embauche de groupes sous-employés

En prévision des pénuries imminentes de main-d’oeuvre qui mettent en péril le secteur de l’électricité, le rapport sur la planification de la main-d’oeuvre propose une série de stratégies qui favorisent le recrutement de travailleurs formés à l’étranger et de groupes historiquement sous-employés comme ceux des femmes, des Autochtones, des immigrants et des minorités visibles. Le CSÉ cible les vacances de postes qu’entraîneront les départs à la retraite et l’occasion que cela représente de mieux soutenir la diversité par le biais de programmes comme son projet de Recherche sur les travailleurs formés à l’étranger et le projet Connectivité. Pour pousser plus loin cet effort, le rapport invite l’industrie et les établissements d’enseignement à élaborer des cours ciblés de formation à l’intention de ces groupes pour faciliter leur entrée dans l’industrie. Citons parmi les autres recommandations importantes du rapport celle d’élaborer une stratégie de reconnaissance des titres de compétence étrangers en vue d’améliorer l’intégration des travailleurs formés à l’étranger au secteur de l’électricité, ainsi que des activités de marketing et de promotion qui visent à convaincre les jeunes et les groupes sous-employés d’embrasser une carrière dans les métiers de l’électricité.

Le projet de Recherche sur les travailleurs formés à l’étranger proposait une stratégie de perfectionnement de la main-d’oeuvre prévoyant le recrutement et la rétention de travailleurs formés à l’étranger dans le secteur de l’électricité et de groupes professionnels très en demande, particulièrement des métiers et professions essentiels où les pénuries se font déjà sentir ou se feront sentir.

Par le biais de son projet « Connectivité », le Conseil entreprend une consultation nationale auprès de l’ensemble de l’industrie et particulièrement de membres clés de l’industrie de l’électricité et de l’énergie renouvelable. Le projet engendrera des stratégies entre sphères de compétence et de partenariats en soutien à l’amélioration du perfectionnement de la main-d’oeuvre au sein de sept régions à travers le pays, et proposera une stratégie nationale de ressources humaines qui éclairera les efforts de collaboration entre les sphères de compétence et les acteurs de l’industrie, en plus de soutenir les orientations des futurs projets du Conseil.

« L’écart que montrent les chiffres du rapport sur la planification de la main-d’oeuvre en termes d’offre/demande devrait servir de mise en garde pour l’industrie de l’électricité, notre gouvernement et les éducateurs », a dit Tom Goldie, Président du Conseil, Conseil sectoriel de l’électricité. « La convergence des forces démographiques et les tendances de l’éducation a créé un besoin urgent de ressources humaines que le secteur de l’électricité n’avait jamais vécu auparavant. La solution de cette pénurie exige un effort immédiat que le CSÉ coordonne énergiquement à travers l’ensemble de l’industrie ».


À propos du Conseil sectoriel de l’électricité
Le Conseil sectoriel de l’électricité est un organisme indépendant sans but lucratif soutenu par le gouvernement du Canada et les communautés participantes du secteur des affaires, d’organisations syndicales, d’éducateurs et d’associations d’intervenants. Le CSÉ offre un soutien à 100 000 travailleurs de l’électricité et de l’énergie renouvelable en collaboration avec les employeurs et les intervenants du secteur pour la recherche et la résolution des problèmes de ressources humaines et perfectionnement professionnel, tels que le recrutement et le recyclage professionnel, la facilitation des passages de l’école au milieu de travail ainsi que l’élaboration de stratégies de sensibilisation au secteur et aux carrières qu’il offre.

(SOURCE : CNW/TELBEC/ ELECTRICITY SECTOR COUNCIL)



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