L’industrie forestière représente 12 % du PIB manufacturier du Canada, elle procure plus d’emplois que les secteurs de l’automobile et bancaire réunis - L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) présente 5 priorités pour sauver l'industrie


Le 16 décembre 2008, L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) a présenté cinq priorités urgentes dont le gouvernement fédéral doit tenir compte dans son prochain budget s’il veut garder l’industrie des produits forestiers comme un pilier de l’économie canadienne.

Quel est l’enjeu?

  • L’industrie canadienne des produits forestiers représente 2 % du PIB du Canada et 12 % du PIB manufacturier.
  • Est la ressource économique essentielle de 300 collectivités et procure 300 000 emplois directs (et 750 000 emplois indirects) d’un océan à l’autre.
  • Est l’exportateur le plus prospère et le plus durable de produits forestiers de la planète.
  • Elle crée des emplois de haut niveau de productivité, dont les salaires sont supérieurs de 18 % à la moyenne nationale.

Quelle est la situation?

  • L’industrie des produits forestiers s’est trouvée à l’avant‐plan de la récession actuelle, en raison de l’effondrement du marché de l’habitation des États‐Unis.
    -En octobre, les mises en chantier de logements aux États‐Unis se situaient à 60 % au‐dessous des records de 2006.
    -Entre janvier 2006 et octobre 2008, le prix du bois d’oeuvre a chuté de près de 40 %.
  • La récession agit maintenant sur la demande de pâte et de papier.
    -La pâte est un produit transigé dans le monde entier. D’après les données de décembre 2008, les expéditions ont diminué de 9,5 % par rapport à l’an passé, notamment vers les États‐Unis et
    la Chine. Les prix ont baissé de près de 20 % au cours de la même période.
  • Dans certains cas, l’industrie doit faire face à des changements structuraux de la demande du marché.
    -La demande de papier journal en Amérique du Nord recule en raison de la réduction du nombre de lecteurs de journaux et du déplacement de la publicité vers l’internet. L’année dernière seulement, la demande a fléchi de 9,4 %.
    -Malheureusement, les difficultés de l’industrie touchent durement les familles et les collectivités canadiennes. Entre 2003 et 2008, l’industrie a subi 38 000 licenciements et 207 fermetures d’usines.


Au‐delà de la crise actuelle : un avenir positif

  • À moyen terme, la croissance de la demande de produits forestiers sera forte.
    -Les perspectives à long terme de la consommation américaine de bois d’oeuvre sont très positives.
    -La consommation moyenne annuelle américaine de bois d’oeuvre de résineux, de 2011 à 2015, devrait être de 19,5 % supérieure à celle de 2006 à 2010.
    -La demande mondiale de produits forestiers continuera également de grimper. La demande mondiale de bois d’oeuvre devrait progresser en moyenne de 3 % par an, pendant de nombreuses années à venir.
    -On prévoit la même croissance pour la pâte, le papier et le carton.

Afin d’aider à assurer l’avenir de l’industrie et celui de ses 300 000 travailleurs canadiens, l’APFC a établi cinq mesures que le gouvernement doit prendre :

  • 1- Faire en sorte que les producteurs forestiers aient accès au crédit raisonnable
  • 2- Octroyer des encouragements fiscaux à l’investissement et à l’innovation
  • 3- Investir dans la R&D, le développement des marchés et la promotion des produits
  • 4- Aider à stimuler la transformation vers la bioénergie
  • 5- Prolonger le Programme travail partagé de l’assurance-emploi

L’APFC a également souligné qu’en raison de la croissance démographique de la planète et des normes environnementales plus sévères exigées par les gouvernements et les consommateurs à l’échelle mondiale, la demande de produits forestiers canadiens augmentera énormément. Les producteurs forestiers canadiens ont dépassé plus de dix fois les objectifs de Kyoto, leur bois est récolté légalement, ils régénèrent rapidement la forêt et ont plus de terrains forestiers certifiés par une tierce partie que dans tout autre pays.

« Grâce à des mesures gouvernementales appropriées et à des investissements stratégiques de l’industrie elle-même, le secteur canadien des produits forestiers pourrait se trouver en position avantageuse pour se dégager de cette période particulièrement difficile en accroissant son savoir-faire technologique, en respectant mieux l’environnement, et être fin prêt à atteindre la prospérité pour de longues années à venir », a conclu M. Lazar.

L’APFC est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement.

L’industrie des produits forestiers est l’un plus gros employeurs du Canada, qui a des activités dans plus de 300 collectivités canadiennes et procure près de 750 000 emplois directs et indirects d’un océan à l’autre, soit près de 5 % de la totalité des emplois au Canada.

Colombie-Britannique :
En Colombie-Britannique, elle compte plus de 84 000 emplois directs, avec un chiffre d’affaires de plus de 22,3 milliards de dollars par année, et elle est la base de l’économie de la Colombie-Britannique, représentant 7 % des emplois et 15 % de toutes les activités économiques.

Québec :
Au Québec, elle compte plus de 83 000 emplois directs, avec un chiffre d’affaires annuel de 23,7 milliards de dollars et un tiers des exportations du Québec.

Ontario :
En Ontario, elle compte plus de 66 800 emplois directs, a un chiffre d’affaires de 18,3 milliards de dollars par an, et exporte pour 5,7 milliards de dollars de produits du bois.

Alberta :
En Alberta, elle compte plus de 21 800 emplois directs, avec un chiffre d’affaires de 5,8 milliards de dollars par an et sa contribution à la balance commerciale de la province atteint 1,9 milliard de dollars.

Canada Atlantique : (NB, NÉ, TN, IPE)
Dans le Canada Atlantique, elle compte 28 500 emplois directs, avec un chiffre d’affaires de 5,5 milliards de dollars /an. NB – 4,1 milliards $, 16 500 emplois
NÉ – 0,9 milliard $, 8 400 emplois
TN – 0,4 milliard, 2 800 emplois
IPE – 6,6 millions $, 800 emplois

Provinces des Prairies : (AB, MB, SK)
Dans les provinces des Prairies, elle compte 31 400 emplois directs, avec un chiffre d’affaires de 8,6 milliards de dollars /an. AB – 5,8 milliards $, 21 800 emplois
MB – 1,4 milliard $, 7 200 emplois
SK – 1,4 milliard, 2 400 emplois

(SOURCE : CNW/ Telbec/  L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) et Ressources naturelles Canada, 2007)



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