MONTRÉAL, 17 septembre 2009 – Même si la crise financière actuelle les a durement touchées, bon nombre d’entreprises canadiennes devraient apporter des modifications moins importantes qu’en 2009 au programme de rémunération de leurs dirigeants en prévision d’une reprise économique. Telle est la conclusion d’un sondage effectué par Watson Wyatt, un chef de file mondial en matière de services-conseils. Les organisations qui modifient les éléments de la rémunération (salaires de base, primes et mesures incitatives à long terme) veulent principalement renforcer le lien entre la rémunération des dirigeants et les résultats de l’entreprise.
Toutes les entreprises ayant participé au sondage indiquent qu’elles ont subi les conséquences fâcheuses des récents événements survenus dans l’économie et les marchés des capitaux. Plus de 70 % d’entre elles ont apporté certaines modifications au programme de rémunération de leurs dirigeants en réaction au ralentissement économique. Près de la moitié des entreprises qui ont apporté des changements en 2009 ont gelé ou diminué le salaire de base de leurs dirigeants, tandis qu’une entreprise sur trois a diminué ou supprimé les augmentations au mérite prévues.
Cela dit, en 2010, seuls 22 % des répondants prévoient apporter des modifications supplémentaires pour s’adapter au ralentissement économique. Très peu de répondants (13 %) ont l’intention de geler ou de diminuer le salaire de base de leurs dirigeants. Watson Wyatt a réalisé ce sondage en août 2009 auprès de 53 entreprises.
« La fluctuation des marchés et le vif intérêt médiatique pour les programmes de rémunération des dirigeants ont sérieusement ébranlé les entreprises en 2009, affirme Robert Levasseur, conseiller principal, Rémunération des dirigeants, chez Watson Wyatt. Par ailleurs, on sait bien que les entreprises commencent aujourd’hui à entrevoir la lumière au bout du tunnel, et les mesures prévues pour 2010 relativement aux programmes de rémunération des dirigeants traduisent cet optimisme. »
À la suite de la récente crise financière, les détracteurs de la rémunération des dirigeants ont scruté à la loupe la structure des programmes d’intéressement à long terme. D’après le sondage, beaucoup d’entreprises revoient également leurs mécanismes d’intéressement à long terme. Au total, 28 % des entreprises qui offrent un régime d’intéressement à long terme modifient actuellement les éléments de leur rémunération – principalement pour accorder une plus grande place aux primes et aux actions fondées sur le rendement, et diminuer l’importance des options d’achat d’actions. La plupart des entreprises qui ont apporté des modifications aux éléments de leur rémunération veulent renforcer le lien entre la rémunération des dirigeants et les résultats de l’entreprise. L’atténuation du risque n’est pas un facteur déterminant lorsqu’il s’agit d’apporter des changements aux éléments de la rémunération, car peu de répondants sont d’avis que les programmes actuels de rémunération des dirigeants incitent à prendre des risques démesurés.
« Les options d’achat d’actions sont sans aucun doute mises à rude épreuve durant une récession où beaucoup d’organisations ont vu le cours de leurs actions dégringolé d’un pourcentage aussi élevé que 40 %. Nombre de dirigeants se sont retrouvés en possession d’options hors du cours. Par ailleurs, les évaluations courantes du marché entraîneraient de très importantes attributions d’options, ce qui aurait un grand effet dilutif inacceptable aux yeux des actionnaires, affirme M. Levasseur. Le régime d’options d’achat d’actions pour les employés restera un élément essentiel des régimes canadiens de rémunération des dirigeants parce qu’il est le seul mécanisme d’intéressement à long terme qui offre un avantage fiscal à ses participants. Par contre, au moment où les organisations se ressaisissent, il n’est pas étonnant d’observer un mouvement vers les primes annuelles. »
À propos de Watson Wyatt
Watson Wyatt (NYSE, NASDAQ : WW) est le partenaire d’affaires de confiance des grandes sociétés au monde en matière de capital humain et financier. Sa gamme de services à l’échelle mondiale comprend : la gestion du coût et de l’efficacité de régimes d’avantages sociaux; l’établissement de stratégies permettant d’attirer, de fidéliser et de récompenser les employés; la recommandation de stratégies de placement optimales aux répondants de régimes de retraite et autres types d’organisations; les conseils stratégiques et financiers aux sociétés d’assurance et de services financiers; et les services connexes en matière de technologie, d’impartition et de données. Watson Wyatt compte 7 700 associés dans 33 pays. DOSSIERS CONNEXES :
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