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Peu d'entreprises offriront des cadeaux ou des primes, mais la majorité fera la fête TORONTO – Il y a quelques mois, les employeurs canadiens prévoyaient offrir des augmentations de salaire moyennes de 2,8 % en 2010.
Aujourd'hui, ces employeurs ont ramené leurs prévisions à une moyenne de 2,6 %, indique une enquête menée par Hewitt & Associés, société internationale d'experts-conseils en ressources humaines et en impartition. Au moment du sondage initial, plus d'un tiers des employeurs envisageaient un gel des salaires, c'est-à-dire aucune augmentation en 2010, mais ce nombre a diminué considérablement depuis l'été. En revanche, bien que 81 % des entreprises canadiennes ne prévoient offrir ni cadeau de Noël ni prime de fin d'année, 79 % d'entre elles ont l'intention de célébrer la période des Fêtes avec leurs employés.
La 31e enquête annuelle sur les augmentations de salaire menée l'été dernier a révélé que tandis que certains employeurs prévoyaient des augmentations salariales plus élevées, près de 39 % envisageaient néanmoins de geler les salaires pour la prochaine année. La mise à jour sur les augmentations salariales, une enquête de suivi menée auprès de 641 entreprises au Canada, indique que ce nombre a diminué à 27 %. « Une grande majorité des employeurs (presque 73 % à comparer à 62 % plus tôt cette année) accorderont des augmentations salariales en 2010, de sorte que beaucoup plus d'employés que prévu verront leur salaire augmenter », explique Marie Pinsonneault, associée principale au bureau de Hewitt à Montréal. « Le gel des salaires demeure plus répandu qu'à l'habitude, alors qu'entre 1 et 2 % des entreprises optent pour cette mesure chaque année. Mais la baisse très marquée du nombre d'entreprises ayant prévu geler les salaires témoigne d'une confiance accrue des employeurs dans l'économie, ce qui est de bon augure pour les employés. »
L'augmentation salariale moyenne est légèrement inférieure à celle des années passées dans la plupart des régions du pays, sauf en Saskatchewan, où les employés peuvent s'attendre à une augmentation de 4,1 %, comme prévu plus tôt cette année. Les entreprises qui prévoient modifier à la baisse leurs prévisions initiales invoquent trois motifs les ayant menées à cette décision : l'entreprise procède à une réduction de ses coûts (58 %), s'inquiète de la conjoncture économique (56 %) ou emboîte le pas aux entreprises concurrentes qui ont décidé d'accorder des augmentations moins importantes (23 %). Les entreprises ayant renoncé au gel des salaires ou décidé d'augmenter leurs budgets réagissent à la reprise économique (58 %), aux augmentations plus élevées consenties par leurs concurrents (27 %) ou à des résultats d'affaires qui dépassent les prévisions (22 %). »
Nouvelles difficultés à recruter des employés de talent
La fin de la récession annonce la reprise de la guerre du talent, car la demande pour des employés qualifiés dépasse toujours l'offre. « Il s'agit à la fois d'attirer et de fidéliser des employés de talent » affirme Richard Côté, conseiller principal chez Hewitt à Montréal. « Les employeurs prévoient reconnaître le travail des employés fournissant un rendement supérieur et tenter d'attirer de nouveaux employés en offrant des augmentations salariales accrues, des primes plus élevées dans le cadre des programmes de rémunération variable ou des occasions d'avancement professionnel. »
La rémunération distincte des employés offrant un rendement supérieur est une mesure courante, mais le fait de mettre l'accent sur les occasions d'avancement professionnel structurées est une nouvelle tactique, selon monsieur Côté. « Pendant la récession, certains employeurs ont profité de l'accalmie dans la course aux employés de talent pour mettre sur pied des programmes précis indiquant la voie que doivent prendre les employés au rendement supérieur, afin que ces derniers soient informés de ce que leur réserve l'entreprise et de la formation et de l'encadrement qui leur seront offerts. La perspective d'un avenir bien dessiné chez leur employeur actuel pourrait réduire la tentation d'aller voir ailleurs. »
Par ailleurs, les communications sur la paie ne doivent pas s'adresser uniquement aux employés offrant un rendement supérieur. « Les employeurs doivent expliquer à tous les employés ce qui les motive à geler les salaires ou à accorder des augmentations », précise madame Pinsonneault. « Ils doivent préparer leurs directeurs à avoir de telles conversations avec leurs employés afin que tous véhiculent le même message. »
Madame Pinsonneault recommande que les employeurs ajoutent à leurs moyens de communication un relevé de rémunération globale personnalisé. « Ces relevés, qu'ils soient communiqués en ligne ou sur papier, donnent une vue d'ensemble de tout ce que l'employeur offre aux employés, c'est-à-dire le salaire, les avantages sociaux, les régimes de retraite, les congés payés, etc. S'ils connaissent la valeur de tout ce qu'ils reçoivent, les employés s'inquiéteront moins d'une augmentation de salaire faible ou nulle. »
À l'heure actuelle, seulement 39 % des répondants offrent à leurs employés un sommaire de leur rémunération globale. « Les employeurs qui n'indiquent pas aux employés la valeur de leur rémunération globale courent le risque de voir leurs employés quitter l'entreprise pour aller chez un employeur offrant un salaire supérieur, mais une rémunération globale moins intéressante. C'est une occasion perdue », souligne madame Pinsonneault.
C'est le temps des Fêtes
Seulement 19 % des employeurs remettront un cadeau ou une prime à leurs employés à la fin de l'année, soit en argent (38 %) ou sous forme de carte ou de chèque-cadeau (32 %) ou de prime choisie par l'entreprise (22 %). L'absence de cadeau ou de prime n'est pas une nouveauté pour la plupart des employés. « Seulement 8 % des employeurs qui n'offriront pas de cadeau ni de prime cette année en offraient au cours des dernières années et ont mis fin à leur programme en raison des coûts », affirme monsieur Côté.
Cela ne veut pas dire que les employeurs ne feront pas la fête avec leurs employés cette année. Au contraire, 79 % des entreprises organiseront une fête pour les employés. La plupart des employeurs organisent une réception à laquelle les employés sont conviés avec un invité et 61 % des employeurs paient tous les coûts de la fête. Les réceptions réunissant les employés seulement sont un peu moins populaires (31 %), mais 84 % des employeurs paient tous les frais de telles réceptions, qui représentent en moyenne moins de 100 $ par employé. « Nous voyons beaucoup plus de dîners des Fêtes que de réceptions pour les employés » précise monsieur Côté. « Les employeurs veulent fêter la fin de l'année avec leurs employés et leur témoigner leur reconnaissance, mais ils doivent le faire en limitant les coûts. » DOSSIERS CONNEXES :
D’après un sondage de Watson Wyatt, les entreprises prévoient apporter moins de modifications aux salaires et aux primes de leurs dirigeants en prévision d’une reprise économique
Selon deux récentes études menées par Mercer, les employeurs canadiens prévoient maintenir l’équilibre du budget des salaires
L’ATTRACTION ORGANISATIONNELLE - Stratégies d’attraction et de rétention du personnel et révision des pratiques de recrutement
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