BILAN DE L'ANNÉE 2009 : Publication de l’État du marché du travail au Québec par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ)


Montréal, mars 2010 – L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) rend publique sa publication intitulée État du marché du travail au Québec. Bilan de l’année 2009.

Ce document présente une analyse de la situation du marché du travail au Québec en 2009; cette situation est également mise en perspective avec les tendances observées au cours des dernières années.

Le présent bilan met en évidence les constats suivants : une baisse de l’emploi au Québec – moindre toutefois qu’au Canada – qui affecte surtout les hommes, les travailleurs à temps plein, la région de Montréal, l’industrie du transport et de l’entreposage ainsi que celle de l’hébergement et des services de restauration.

Un recul de l’emploi en 2009

En 2009, la récession a entraîné la perte de 37 500 emplois au Québec, soit un recul de 1,0 %. Cette perte d’emplois est cependant moins importante que les replis observés au cours des deux récessions précédentes : en 1982, l’emploi au Québec avait régressé de 151 100, alors que la récession de 1991 avait entraîné des reculs chaque année de 1991 à 1993 (perte cumulative de 109 400 emplois). Le taux de chômage est pour sa part remonté à 8,5 % en 2009, après s’être maintenu à son plus bas niveau historique en 2007 et 2008 (7,2 %). À l’échelle canadienne, la diminution de l’emploi a été plus forte qu’au Québec (– 276 900; – 1,6 %).

Le recul de l’emploi observé au Québec est plus important dans le secteur des biens (– 21 800; – 2,5 %) que dans celui des services (– 15 600; – 0,5 %). Les industries n’ont cependant pas toutes connu des pertes d’emplois : sur les 15 industries analysées, 6 connaissent une croissance de l’emploi, 8 subissent des baisses alors qu’une industrie affiche une relative stabilité (variation de 1 000 emplois ou moins).

Des pertes marquées chez les hommes et les travailleurs à temps plein

Plus de 9 pertes d’emplois sur 10 concernent les hommes (– 34 800; – 1,7 %); cela s’explique notamment par le fait que deux des trois secteurs les plus sévèrement touchés sont constitués d’une main-d’œuvre  très masculine. L’emploi a reculé significativement chez les 15-24 ans (– 30 600) et chez les 25‑54 ans (– 37 300), alors que les 55 ans et plus tirent leur épingle du jeu avec une croissance de l’emploi de 30 500.

Par ailleurs, les emplois perdus étaient pour la plupart à temps plein (– 32 300; – 1,0 %). En 2009, seuls les hommes ont connu une baisse des emplois à temps plein, les femmes affichant une très légère hausse à ce chapitre.

Deux industries plus touchées

Avec des pertes d’emplois respectives de 16 300 et 13 600 en 2009, l’industrie du transport et de l’entreposage ainsi que celle de l’hébergement et des services de restauration sont les plus touchées au Québec. Dans ces deux industries, ce sont surtout des emplois à temps plein qui ont été perdus : 13 700 dans le transport et l’entreposage (soit 84 % des pertes totales de l’industrie) et 8 500 dans l’hébergement et les services de restauration (soit près des deux tiers des pertes).

Des pertes importantes dans la région de Montréal

La région de Montréal est celle où l’on constate la plus importante perte nette : une baisse de 37 900 emplois, dont 29 300 dans le secteur des services et 8 500 dans celui des biens.

La publication présente la situation de l’emploi de façon détaillée selon diverses caractéristiques ainsi que par région administrative. Elle fait également un survol de l’évolution de la rémunération et des heures de travail. Enfin, la situation du marché du travail dans l’ensemble du Canada et dans les autres provinces est brièvement abordée.


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